Immobilier à Lyon : une croissance durable ?


Des prix de l’immobilier sur Lyon, en forte hausse sur 12 mois !

Des stocks au plus bas et une demande bien présente

Un marché immobilier sur Lyon et sa région assez particulier, et qui déjoue tout pronostic. Les prix de l’immobilier à Lyon, intra muros, ont augmenté de près de 11% sur 1 an ! C’est considérable…. d’autant plus, compte tenu du contexte « extraordinaire ». Alors que nous sommes en pleine crise sanitaire et après le déconfinement de la France au printemps 2020, les biens immobiliers s’arrachent et le stock des agences immobilières est à son plus bas.

Maisons avec jardin : la convoitise

De toute évidence, une partie non négligeable des acquéreurs citadins recherchent des maisons avec un extérieur : histoire également de ne pas revivre un éventuel re confinement même partiel de la même manière … : c’est à dire enfermés ! Ainsi, les biens avec un jardin voire un extérieur (même une terrasse), ne restent pas longtemps sur le marché.

Que se passe t-il ?

Nous assistons à une conjonction de plusieurs éléments :

  • D’un côté : un rattrapage des transactions non réalisées ou décalées liées au confinement
  • Une modification du type de biens recherchés pour une partie des acquéreurs comme évoqué : plus d’acheteurs pour les biens immobiliers avec extérieur (maison avec jardin, appartement avec balcon ou terrasse…). Même hors confinement, rappelons le développement du télétravail : toujours plus sympa de travailler sur sa terrasse… sauf en ce moment à l’automne ! : )
  • Des taux bas mais qui devraient remonter
  • Le neuf qui prend du retard avec l’instruction des dossiers (pendant le covid) et un PLU (PLUH) plus contraignant
  • Le dynamisme et la résilience de l’activité économique (et donc des emplois) sur la région Lyonnaise et le soutien de l’état aux entreprises

Perspectives de l’immobilier sur Lyon et sa région ?

Bien malin, celui qui peut « prédire » avec une certaine assurance, le marché de l’immobilier de demain… avec l’évolution de la crise et surtout ses conséquences.

Revenir aux basiques de l’économie

L’offre de biens immobiliers est tout simplement moins importante que la demande : les prix montent. Basique mais tellement vrai.

Néanmoins, l’impact social de cette crise « covid » est devant nous. Certains ménages n’auront plus accès au crédit. L’obtention de crédits immobiliers s’est déjà nettement resserré avec des critères d’acceptation bancaires plus contraignants (« règle du reste à vivre » revue, par exemple).

Quid du neuf ? L’impact du covid et du PLUH a déjà freiné la mise sur le marché de logements supplémentaires. Et nous assistons à une diminution des dépôts de permis de construire cet automne… : baisse de l’offre structurelle en 2021 ?

Des prix déjà élevés ?

Le prix moyen sur Lyon est aujourd’hui de 5 500 euros du m2, avec des pics à 7000 euros/m2 dans le 6ème et le 2ème, dans l’ancien. Car dans le neuf, certains programmes en plein centre de Lyon (très rares), affichent des prix à presque 10 000 euros pour des biens d’exceptions en attique (terrasse au dernier étage sur toit avec vue sur Lyon) !

Toutes les communes prisées proches de Lyon, voient leurs prix également s’envoler : Caluire, Saint Cyr au Mont d’or, Saint Didier au Mont D’or, Limonest … et bien d’autres. Le foncier (les terrains) est presque « intouchable »…, ce qui ne facilite pas non plus les constructions et donc l’offre.

L’immobilier de l’Est Lyonnais, qui a été pendant longtemps relégué en 2ème catégorie face à l’ouest Lyonnais, connait un bien fort rattrapage.

Nous pensons en synthèse :

Les prix devraient continuer de monter sur Lyon intra muros et pour les communes prisées ou en devenir (Est Lyonnais, Val de Saône, Dombes… ) faute d’offre de nouveaux logements et pour les différentes raisons évoquées plus haut; mais bien moins rapidement, pour tenir compte de la solvabilité des ménages et de leur confiance !

La confiance des Français est aussi importante voire plus que l’épaisseur de leurs comptes en banque (épargne très élevée), pour soutenir l’économie par l’investissement et la consommation.

Lyon intra muros, reste selon nous, un placement patrimonial de premier ordre à long terme.

Malgré ce contexte plus que particulier, il est tout à fait envisageable et pertinent de continuer à acheter mais en étant selon nous, un peu plus sélectifs et moins « passionnés » qu’aujourd’hui… Un bien immobilier n’est pas une baguette de pain et comme dirait l’adage : « les arbres ne montent pas au ciel » Or, ils sont montés très vite… Confiance mais sélectivité et « sang froid ».